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Ces fiers «raccrocheurs» qui décrochent leur diplôme

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Pas évident d'obtenir un diplôme d'études. Surtout quand, pour diverses raisons, on a décroché du système.

PHOTO: FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

 
 

Nil Auclair
L'auteur est président du conseil d'établissement de La Relance, à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le bon vieux hockey de mon âge. Édition garage du coin de la rue. Une couple de sacrées bonnes mises en échec. Un slapshot libérateur. Des bobos un peu partout sur le corps. Peu ou pas de punitions. Un équipement démodé et imbibé de sueurs traînant dans la valise de mon char. Une p'tite Dow-tablette dans la «chambre des joueurs» avec mes chums après ce thrill hebdomadaire. Une victoire! «Les trois étoiles sont...»

C'est ce à quoi je rêvais le 9 juin au retour de la graduation d'une centaine de finissants de La Relance, de Saint-Jean-sur-Richelieu. Rencontre aux allures d'un «5 à 7» sans odeur d'alcool. Eh oui, on peut «fêter son diplôme» sans alcool.

C'est toute une game que d'obtenir un diplôme d'études. Surtout quand, pour diverses raisons, on a décroché du système. Elle se joue dans la tête d'abord et dans l'effort du joueur-étudiant conseillé par des coachs n'étant pas des deux de pique.

La Relance, c'est un Centre pour «raccrocheurs». Elle a des points de services à Marieville et sur la rue Champlain, à Saint-Jean-sur-Richelieu. On parle alors de «L'autre école». Bon an mal an, environ 125 décrocheurs accrochent un diplôme d'études secondaires ou les pré-requis pour un cours professionnel.

De mémoire, les origines de cette institution remontent en 1981. Le Défi avait comme mission de rattraper cette jeunesse «écoeurée» (selon l'expression) de l'école. En passant, coup de chapeau aux Florent. Éthier, Monique Biette, A. Deslauriers, Michelle Plouffe, ces premiers mordus à cette voie. Fallait le faire en pleine expansion scolaire! L'esprit d'entraide, de partage, de compréhension et la volonté de cheminer un bout de temps avec un être humain voulant terminer ses études sont toujours omniprésents à La Relance. C'est ce qui en fait sa fraîcheur dans un monde scolaire trop souvent à la recherche d'identification.

Revenons à mon «5 à 7» du 9 juin. Ils étaient beaux et tout endimanchés ces finissants «équipés», certains pour un DEP, d'autres pour le cégep. Beaux pour nobles. Nobles dans leur témoignage envers leurs professeurs.

Tenant dans ses bras son fiston, X ira leur dire au micro, tout en les fixant dans les yeux: «Merci. Vous m'avez aimé.» Mme Y ajoutera: «Je dépasse la trentaine. J'ai mon diplôme...» Un «5 à 7» musical aussi. Des frissons dans la salle quand Z entonnera Cache-cache de Maxime Landry, qu'il dédie à son grand-père disparu au début des années 2000. Des yeux pétillants pour tous les récipiendaires des bourses, grâce aux banques Royale, Nationale et du Club Optimiste de Saint-Eugène. Bonne bouffe aussi. Deux platées que j'ai prises.

Mes trois étoiles

La troisième étoile la Commission scolaire des Hautes-Rivières pour son soutien indéfectible à La Relance et à ses points de service. La deuxième étoile va au personnel de La Relance, du concierge à la sainte direction qui aiment et respectent ses élèves, les menant ainsi à un dépassement personnel. La première étoile, je l'offre à ces hommes et femmes qui ont marqué, cette année, un but crucial dans leur vie: un diplôme.

 

Société canadienne du cancer: Le Relais pour la vie récolte 351 000$

21 juin 2011 | Auteur: Valérie Legault | Rubrique: Actualité |

  

La nuit fraîche pendant laquelle avait lieu le Relais pour la vie a rapproché plusieurs marcheurs autour d'un feu de camp. (Photo Simon Lachapelle)

Le Relais pour la vie a connu une autre soirée remplie de succès et de beaux moments, les 3 et 4 juin, au Complexe Claude-Raymond. Toute la nuit, près de 1500 marcheurs ont envahi la piste d’athlétisme, ce qui concluait une collecte de dons fructueuse qui a permis d’amasser 351 000$ au profit de la lutte contre le cancer.

«Compte tenu des circonstances avec les inondations, je suis agréablement surprise, déclare Francine Goyette, agente de développement pour la Société canadienne du cancer, section du Haut-Richelieu. Il ne faut pas perdre de vue que plusieurs personnes ont aussi perdu leur emploi dans la région au cours de la dernière année. Malgré ces facteurs aggravants, le Relais pour la vie a été un succès.»

  

Le cornemuseur Jeff McCarthy a entamé un tour de piste solennel pour annoncer le début de la Cérémonie des luminaires. (Photo Simon Lachapelle)

Les équipes de marcheurs se sont mises à affluer sur le site vers la fin de l’après-midi. Le coup d’envoi du Relais a été donné à 19 heures par Éric Latour, l’animateur maison de la soirée. Sur la piste, 270 personnes attendaient le signal de départ du Tour des survivants. Un papillon vivant au creux de leurs mains, elles ont été invitées à faire un voeu puis à laisser s’envoler l’insecte pour que celui-ci soit exaucé, comme le veut une légende amérindienne.

Les personnes survivantes du cancer ont eu droit à un traitement VIP. Sous le chapiteau, l’ensemble vocal Amalgamme et son soliste Alexandre Bélair leur ont offert un tour de chant conçu sur mesure pour l’occasion. Vêtus de leurs plus beaux atours, les Chevaliers de Colomb formaient une haie d’honneur pour eux à l’extérieur. Les 1500 marcheurs rassemblés autour de la piste leur ont quant à eux réservé des applaudissements nourris sur leur passage.

La Cérémonie des luminaires offre un moment de recueillement sans pareil. (Photo Simon Lachapelle)

Le Relais pour la vie pouvait maintenant commencer. Plusieurs activités ont eu lieu sur le site pendant la soirée, comme des séances de massothérapie, une démonstration de taï chi et une prestation musicale de Jeffrey Jacques, un jeune capitaine d’équipe de 17 ans très dévoué à la cause du cancer.

Cérémonie des luminaires

À 22 heures, l’ambiance festive a laissé la place au recueillement. La Cérémonie des luminaires a débuté par un tour de piste solennel du cornemuseur Jeff Mc Carthy. Puis, les 6500 luminaires se sont mis à éclairer la piste de leur douce lumière. Moment émouvant s’il en est un, une immense chaîne humaine s’est formée en silence au son de l’Ave Maria à la mémoire des gens qui ont perdu leur combat contre le cancer ou en l’honneur de ceux qui l’ont vaincu. Le duo Len, composé de Carole Meneghel et de Pierre Piette, a ensuite pris la relève en musique sous le chapiteau.

Les marcheurs ont formé une immense chaîne humaine pour se recueillir sur l'Ave Maria. (Photo Simon Lachapelle)

La piste d’athlétisme est demeurée achalandée jusqu’au lendemain matin où la somme amassée par les marcheurs a été dévoilée au déjeuner. Francine Goyette peut se retirer avec le sentiment du devoir accompli. Ce septième Relais à Saint-Jean-sur-Richelieu était aussi son dernier. L’agente de développement tire sa révérence, non sans un pincement au coeur.

«Après toutes ces années à avoir travaillé pour la Société canadienne du cancer, je l’ai tatouée sur le coeur. Je tiens à souligner la participation incroyable des 200 bénévoles et des 101 capitaines d’équipes. Ils ont tout donné pour la cause depuis le mois de novembre dernier et les résultats se sont fait sentir», conclut-elle.

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